CRÉATION DE LA FONDATION JEAN PAUL RIOPELLE

Riopelle, Atelier de L’Isle-aux-Oyes, Rosa, 1992 courtoisie de Huguette Vachon

ARTS VISUELS : CRÉATION DE LA FONDATION JEAN PAUL RIOPELLE
Une célébration de l’artiste visionnaire Riopelle, icône de liberté et de créativité à l’aube du centenaire de sa naissance en 2023

Montréal, le 3 octobre 2019 – Le président du conseil d’administration, Michael Audain, O.C., O.B.C., annonce la création de la Fondation Jean Paul Riopelle en hommage à l’un des plus grands artistes du 20e siècle. Né à Montréal en 1923, Jean Paul Riopelle chérissait le rêve de voir l’ensemble de son œuvre inspirer les générations futures d’artistes à explorer, innover et surpasser leur potentiel créatif.

Riopelle, qui a aussi vécu en France pendant plus de quarante ans, a été un véritable ambassadeur du patrimoine culturel national, un visionnaire de l’art contemporain, l’un des fondateurs du mouvement des automatistes, signataire en 1948 du manifeste Refus global, ainsi qu’un peintre, graveur et sculpteur dont l’immense corpus comporte plus de 6000 œuvres.

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Année inaugurale

Carcajoux, 1971, technique mixte sur essai de lithographie, 120,5 x 160 cm
© Succession Jean Paul Riopelle / SOCAN (2020)

L’année 2020 sera marquée, entre autres, par la présentation dès l’automne d’une exposition inédite au Musée des beaux-arts de Montréal, intitulée Riopelle : à la rencontre des territoires nordiques et des cultures autochtones.

Cette exposition d’envergure, accompagnée d’une publication scientifique, vise à contribuer à la connaissance approfondie de l’œuvre du célèbre artiste québécois Jean Paul Riopelle (1923-2002). Elle offre une occasion inégalée de suivre l’évolution picturale et sculpturale de l’artiste à travers la récurrence de ses références aux cultures autochtones du Canada et aux territoires nordiques qui ont alimenté son imaginaire – notamment la baie James, la baie d’Hudson, le Nunavik et le Nunavut. On y découvre un Riopelle imprégné de l’intérêt des surréalistes pour les arts extra-occidentaux, de même qu’influencé par son ami et collectionneur d’art autochtone Georges Duthuit, ainsi que par la lecture des travaux d’anthropologues tels Jean Malaurie ou Claude Lévi-Strauss. L’exposition permet d’analyser les œuvres de Riopelle en lien avec certaines des productions autochtones qui l’ont inspiré, à travers notamment une sélection de masques inuits et de masques des Premières Nations de la côte du Nord-Ouest.

Cet imaginaire du Nord qui irrigue la production de Riopelle sera ainsi pour une première fois mis en lumière par une vaste sélection d’œuvres et d’archives de premier plan. L’exposition se compose d’un ensemble de quelque 150 œuvres issues de nombreuses collections muséales et privées, d’ici et de l’international, y compris celle du Dr Champlain Charest, ami de l’artiste. C’est avec ce dernier que Riopelle effectue des voyages dans le Nord et le Grand Nord du Québec et du Canada, qui marqueront sa pratique tant dans ses dimensions formelles qu’iconographiques.

Source : Musée des beaux-arts de Montréal

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